tête de Puma

Flore et végétation de la France :

CATMINAT

DOWNLOAD DIRECTLY THE FRENCH FLORA DATABASE (baseflor)

DOWNLOAD DIRECTLY THE CHOROLOGY OF FRENCH FLORA (chorodep)

DOWNLOAD DIRECTLY THE FRENCH VEGETATION DATABASE (baseveg)

DOWNLOAD DIRECTLY THE Bibliography of syntaxonomical units  (bibass)

DOWNLOAD DIRECTLY THE SYNCHOROLOGY OF FRENCH VEGETATION (synchoro)

DOWNLOAD DIRECTLY THE ALGAEBASE (basealg)

DOWNLOAD DIRECTLY THE BRYOPHYTES BASE (basebryo)

CATMINAT ("Catalogue des Milieux Naturels") est un programme permanent de recherches personnelles se fixant pour objectif la description des milieux naturels de la France métropolitaine et de ses marges, dans une optique phytosociologique synusiale et hiérarchisée.

NB : Une liaison de Catminat avec les autres systèmes de classification européens (Corine, Directive Habitats, Eur15, Paléarctique, Eunis, "Prodrome") est possible mais n'a pas encore été finalisée.

 

Le programme se compose de trois éléments (NB : les bases de données sont téléchargeables en fin de rubrique) :

1) Un catalogue descriptif des unités phytosociologiques (travail en cours dont il n'existe actuellement que des versions préliminaires publiées ou souterraines, datant des années 1990...). Seul le second chapitre est rédigé pour l'instant. Ce catalogue comprend une clef de détermination des 16 grands types de milieux écologiques et une clef de détermination des classes phytosociologiques (voir plus loin).

2) Une base de données floristiques (baseflor) répertoriant plus de 6000 taxons de la flore vasculaire française, indiquant leur valeur caractéristique phytosociologique, d'éventuelles valeur différentielles, leur appartenance à un élément chorologique, leur type biologique (voir rubrique phytosociologie synusiale pour la définition des types), le type de formation végétale, l'habitat optimal (sous forme d'une phrase explicative en termes écologiques), mais également la couleur des fleurs, le mode de dissémination, de pollinisation, le type d'inflorescence, la période de floraison... et la classification complète en intégrant les données de l'APG III (2009), ainsi que les valeurs écologiques d'Ellenberg (1992), établies pour l'Allemagne. Ces valeurs seront progressivement généralisées, harmonisées et transformées pour tenir compte de la situation française (valences écologique des plantes de France, by Ph. Julve).

Plusieurs diagrammes indiquent la répartition en pourcentage des différents éléments chorologiques et des principaux types biologiques de la flore de France. L'index permet désormais le calcul automatique de la répartition des familles et des types biologiques dans les différentes classes de végétation, ainsi que l'automatisation de certaines statistiques sur la flore de France (couleurs des fleurs, périodes de floraisons...). La technique employée peut être transposée pour n'importe quelle liste d'espèces (relevés, liste locale ou catalogue régional).

NB : deux autres index existent pour les bryophytes (mousses, hépatiques, téléchargeable ici basebryo.xlsx) et les macroalgues marines (basealg.xlsx).

Il m'est agréable de remercier ici les personnes qui m'ont signalé des oublis ou erreurs, ou qui m'ont fourni des indications pour compléter les données botaniques de baseflor, au travers des groupes de discussion de Tela Botanica :

Merci donc à (ordre alphabétique) : Cyrille Blond, Benoît Bock, Thierry Cornier, Patrick Gatignol, Ronan Gentric, Jean-Pierre Jacob, Jean-François Léger, Benoît Offerhaus, Ludovic Thebault, Errol Vela.

Je remercie tout spécialement Cécile Lemonnier et Benoît Bock pour la mise à disposition de leurs index respectifs des bryophytes et des plantes vasculaires. Ainsi toutes les bases mises en commun sur Tela-Botanica sont interactives et compatibles.

Enfin je remercie tous les créateurs et contributeurs du réseau Tela-Botanica, qui mettent à disposition de toute la communauté des botanistes leurs données et leurs savoirs, montrant en celà l'exemple à maints instituts...

3) Une base de données végétation (baseveg) comprenant les synonymes, de toutes les unités phytosociologiques (des classes aux associations) se rencontrant en France accompagnées de leur code catminat hiérarchisé. (plus de 4000 noms sont ainsi répertoriés dans le fichier "baseveg" des végétations composées de plantes supérieures).

Les unités de végétation (syntaxons) sont décrit par des autorités dont le nom figure après le nom du groupement proprement dit. La bibliographie de ces auteurs princeps est téléchargeable ici : bibass.docx

Il existe deux autres fichiers-répertoires pour les groupements végétaux de bryophytes (basebryo.xlsx) et de macroalgues marines (basealg.xlsx).

A l'heure actuelle, et pour ce qui concerne les végétaux supérieurs, le fichier "baseveg" indique :

76 classes, (10 sous-classes),

143 ordres, (14 sous-ordres),

419 alliances, (56 sous-alliances),

2894 associations,

et recense 4657 synonymes.

pour les communautés bryophytiques le fichier "basebryo" indique :

22 classes, (8 sous-classes),

28 ordres, (8 sous-ordres),

71 alliances, (8 sous-alliances),

453 associations,

et recense 472 synonymes.

 

 

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1) Catalogue descriptif

Ci dessous est présentée l'introduction du catalogue, avec les deux premières clés de détermination des groupements végétaux :

 AVANT-PROPOS

Les buts de ce travail sont :

* de présenter l'ensemble des types de biotopes disponibles pour la survie des espèces, en France, en Corse, et dans leurs marges maritimes ; c'est à dire de définir les habitats au sens de la Directive 92/43/CEE du Conseil de l'Union Européenne (à l'époque Conseil des Communautés européennes), datée du 21 mai 1992, publié au J.O.C.E. du 22 juillet 1992 ;

* de permettre un inventaire global ou détaillé, en fonction des compétences de chacun ou du degré de précision requis pour le problème posé, des milieux de n'importe quelle zone de France, telle que définie précédemment ;

* d'aider à l'évaluation de la valeur patrimoniale de ces milieux ;

* de fournir un outil propre à aider les choix de gestion et le suivi de l'évolution de ces milieux dans une zone choisie ;

* de permettre la comparaison avec les autres espaces naturels du pays, mais aussi de l'ensemble de l'Europe ;

* de fournir un cadre apte à intégrer la découverte de nouveaux types de biotopes d'intérêt biologique, non ou mal définis en l'état présent des connaissances.

 

Il existe plusieurs listes nationales d'espèces protégées (pour de nombreux groupes d'espèces végétales ou animales), utilement complétées par quelques listes régionales.

On peut toutefois remarquer que la protection des milieux ne repose sur aucune liste nationale des biotopes d'intérêt patrimonial, bien que l'inventaire de ceux-ci soit souvent plus aisé que celui d'espèces rares ou discrètes. Une telle liste permettrait également d'évaluer les potentialités de réimplantation (ou de découvertes !) d'espèces d'intérêt patrimonial élevé.

A l'échelle européenne toutefois la "DIRECTIVE HABITATS" propose, en même temps que des listes d'espèces à protéger (annexes II, IV et V de cette directive), une liste de types d'habitats naturels d'intérêt communautaire (annexe I). Ce sont les projets d'intégration à la législation française des recommandations de cette Directive, et les difficultés rencontrées pour l'interprétation des habitats mentionnés dans son annexe I, qui ont justifié, entre autres, de présenter le présent travail, conçu comme une explication, une harmonisation, et une extension à tous les milieux des unités proposées dans le CORINE BIOTOPES MANUAL (version 1991).

 

JUSTIFICATION DE LA DEMARCHE CHOISIE

* Qu'est-ce qu'un milieu naturel ? (limites de l'étude)

Il n'existe pas de milieux naturels et non naturels puisque tous les milieux sont influencés par des conditions physico-chimiques d'origine naturelle. Il paraît donc plus approprié de parler de degrés d'artificialisation liés directement à l'intensité des activités humaines. Plusieurs auteurs ont d'ailleurs proposé des échelles de degrés d'artificialisation (appelés parfois "degrés d'hémérobie" ou "degrés de naturité").

En conséquence, le travail présent détaille tous les types de milieux où peuvent se développer des espèces végétales (et la majorité des espèces animales), que ceux-ci soient beaucoup, peu ou pas du tout influencés par l'homme.

Sur cet aspect, la démarche adoptée va donc plus loin que celle choisie pour la version à l'échelle de l'Europe de CORINE BIOTOPES MANUAL.

* Pourquoi une classification ?

Une classification est une typologie provisoire pouvant servir de base à des inventaires, c'est un outil de travail et d'organisation des connaissances.

Le progrès des sciences résulte pour une bonne part du progrès de leurs classifications. Celles-ci permettent d'organiser les connaissances, d'autoriser les prédictions, d'inspirer les généralisations, mais aussi de soulever des problèmes, de mettre en évidence des relations insoupçonnées à l'origine, de souligner les points insuffisamment connus, de hiérarchiser l'importance de caractères particuliers etc...

Enfin les classifications remplissent l'un des objectifs essentiels de la Science : celui d'être une économie de pensée, elles permettent en effet de concentrer l'information sous un volume restreint et donc de libérer le cerveau d'une partie des efforts de mémorisation. Elles autorisent donc également la transmission des connaissances, en facilitant l'apprentissage par la mise en place d'un "canevas de pensée".

Une classification n'est pourtant pas un dogme préétabli, mais bien plutôt un instrument de travail susceptible d'évoluer, et même d'être totalement remanié par le progrès des connaissances. Ce caractère fugace peut rebuter, pourtant si l'on considère que toute objectivité n'est qu'une subjectivité partagée par un ensemble de personnes, on percevra avec plus de sérénité que l'important est d'expliquer les raisons des choix effectués, de suivre la logique que l'on s'est donné comme hypothèse de départ, d'aboutir à un résultat transmissible et représentant un progrès pour la connaissance.

* Pourquoi une classification hiérarchisée ?

A la fois pour mieux illustrer les ressemblances ou différences entre plusieurs unités, mais aussi pour pouvoir s'arrêter à des niveaux de détermination adaptés au problème posé ou aux connaissances actuelles de l'utilisateur.

La hiérarchisation des milieux proposée s'appuie sur la hiérarchisation des unités phytosociologiques en association, alliance, ordre, classe, et leurs unités intermédiaires.

* Pourquoi une classification uni critère ?

Il est possible de réaliser des classifications des milieux selon différents critères : biologiques (animaux ou végétaux par exemple), géomorphologiques ou physico-chimiques.

Il est toutefois peu probable que la délimitation des unités, obtenues dans chacun de ces systèmes soit semblable et que celles-ci se recoupent quant à leur contenu, dans la totalité des cas. En effet, les classes d'équivalence n'ont pas les mêmes limites ni les mêmes amplitudes, pour chacun des critères de classification utilisables.

Le mélange de différents critères dans une seule classification, méthode utilisée par la version européenne de CORINE BIOTOPES MANUAL, abouti donc à des redondances partielles ou totales entre différentes unités présentées. Le niveau de précision obtenu à travers différents critères n'est de plus en aucune façon équivalent. A l'inverse aucun des critères ne fournit de classification exhaustive des milieux à lui seul, dans la version 1991 de CORINE BIOTOPES MANUAL.

Il a donc semblé plus judicieux, et possible, de n'utiliser qu'un seul critère pour établir la classification des milieu10/

* Pourquoi une classification à base biologique ?

La délimitation et la hiérarchisation des unités à définition biologique ne sont pas effectuées à priori selon des idées préconçues sur l'importance de tel ou tel facteur, mais sont la conséquence d'observations naturalistes effectuées selon un protocole précis et reproductible. Le découpage des unités est donc fonction simplement du comportement des espèces elles-mêmes, sur le terrain.

Dans le choix d'une classification à base physico-chimique, les limites des classes (de pH ou de teneur en azote par exemple), sont fixées par les systèmes décimaux en usage et non par le comportement des espèces vivantes. On constate par exemple que plusieurs phénomènes biologiques changent à pH = 5,5 (et non à pH 5 ou à pH 6), ce qui illustre que les classes d'équivalence en physico-chimie ne recoupent pas les comportements des espèces vivantes.

La classification obtenue dans ce travail correspond donc à une définition et à une hiérarchisation des milieux naturels selon leur logique biologique.

* Pourquoi la végétation et la phytosociologie ?

La végétation révèle par la présence de ses différentes composantes, l'action des facteurs climatiques, édaphiques, dynamiques (naturels = démographiques ou provoqués par l''homme, les animaux ou des catastrophes naturelles) et historiques. Elle est de plus la base de toutes les chaînes alimentaires animales.

Quand les corrélations avec le milieu ont été établies la reconnaissance des unités de végétation fournit une expression des facteurs de ce milieu en termes de bioindication.

La végétation est aussi plus facile à étudier que les animaux (immobilité, période d'étude possible relativement longue, obtention rapide de données fiables et comparables).

Les méthodes de la phytosociologie sont les plus utilisées, parmi les plus fiables et les plus reproductibles entre les différentes méthodes d'étude de la végétation. De plus un grand nombre de travaux ayant déjà été effectués par ces méthodes, on dispose d'une base de données comparatives quasiment sans égal, aussi bien en France qu'en Europe.

* Pourquoi la phytosociologie synusiale ?

La meilleure connaissance actuelle de la végétation résulte pour une bonne part de l'affinement des méthodes phytosociologiques initié par Lippmaa et Gams au début du siècle, en partie suivi par certains phytosociologues classiques tel Tüxen lors de son étude des lisières en 1952, et trouvant son aboutissement dans l'approche synusiale intégrée dont une revue des concepts et méthodes est exposée dans deux ouvrages (Gillet, de Foucault & Julve 1991, Gillet 1998, téléchargeables à la rubrique "phytosociologie synusiale") à laquelle on se référera pour les concepts utilisés dans ce travail.

La classification présentée ici demandera encore des affinements voire des remaniements, rendus nécessaires par le manque actuel de données récentes de terrain, en particulier dans les zones méditerranéenne et alpienne, mais également par suite des progrès des concepts et techniques phytosociologiques.

L'approche synusiale intégrée permet désormais de reconnaître à l'intérieur des écosystèmes, des unités (synusies) homogènes quant aux stratégies adaptatives et reproductives, aux conditions de vie (en particulier celles du sol et du climat), aux relations sociologiques entre espèces, aux rôles dynamiques et parfois même à la morphologie.

L'adoption d'une conception synusiale de l'association végétale permet une meilleure compréhension des phénomènes sociologiques autant qu'un meilleur accord avec les résultats des biologistes des populations végétales, des phytogéographes, des écophysiologistes, des zoologues, des microclimatologistes et des sociobiologistes.

L'application concrète des résultats apportés par cette méthode à l'inventaire, à la gestion et à la protection des espèces et des milieux (génie écologique), est également grandement facilitée et avec une meilleure chance de succès, par rapport aux techniques "classiques".

 

ARCHITECTURE DE L'OUVRAGE :

Ce travail répertorie les unités phytosociologiques (des classes aux associations), reconnues et acceptées par l'auteur en l'état présent des connaissances, sur le territoire de la France (incluant la Corse), et de ses marges maritimes.

Il se limite aux communautés dominées par des plantes à fleurs, des fougères, des charophytes, des mousses, hépatiques et des macroalgues marines.

Il est à noter que des unités existant à proximité de la frontière française, mais non encore reconnues en France, ont parfois été retenues lorsque leur présence sur ce territoire était probable.

 

 Pour chaque unité phytosociologique indiquée sont précisées :

* Une définition écologique.

* Une liste d'espèces caractéristiques et des différentielles importantes (celles-ci citées entre parenthèses) ; précisons qu'une même espèce peut être caractéristique transgressive de deux unités s'excluant géographiquement. L'index des espèces permet de comparer facilement les unités entre elles, du point de vue floristique.

* La répartition géographique et le degré de rareté (estimé !) dans l'aire considérée (c'est-à-dire la France, Corse incluse).

* Eventuellement, une bibliographie volontairement restreinte aux travaux les plus utiles (synthèses et bibliographies), lorsqu'ils existent. Les auteurs responsables de la création des unités phytosociologiques sont mentionnés dans la bibliographie générale.

* Les unités avec lesquelles des complexes de végétation sont possibles (très important pour parvenir à une définition précise des habitats).

* Une comparaison nomenclaturale entre la classification phytosociologique retenue et celles de CORINE BIOTOPES MANUAL (version 1991) et ses déclinaisons (Directive Habitat, Manuel EUR15), NATURA 2000, classification paléarctique du Conseil de l'Europe, classification Eunis.

 

L'ordination des unités est arbitraire et peut être perfectible. En gros, j'ai tenté une présentation combinant plusieurs gradients :

- des végétations marines vers les végétations terrestres.

- des végétations de plantes annuelles vers les végétations vivaces ligneuses (en passant par celles dominées par les vivaces herbacées et sub-ligneuses) ;

- des végétations à faible biomasse vers celles à forte biomasse (des pelouses ouvertes aux ourlets hauts par exemple), ce qui correspond en partie à un gradient dynamique, mais aussi à un gradient trophique : des végétations développées sur des sols pauvres en azote et phosphore vers les végétations développées sur des sols riches en ces éléments ;

- des végétations acidophiles vers les végétations neutrobasophiles.

 J'ai toutefois essayé de rassembler les classes présentant entre elles des rapports écologiques importants (cas des végétations littorales par exemple).

En complément est présentée une bibliographie répertoriant les références des travaux de tous les auteurs cités dans les noms des unités retenues. Elle permettra d'obtenir davantage de précisions sur les unités indiquées, dans la mesure où elle comprend les descriptions initiales de tous les syntaxons retenus. bibass.docx

 

 AVERTISSEMENTS :

Pour la nomenclature des taxons, les références suivantes sont utilisées :

* La nomenclature les algues marines et dulçaquicoles (micro et macroalgues, inclus charophytes), suit l'algaebase mondiale de Michael .D. Guiry (Univ. of Galway, Ireland) :

http://www.algaebase.org/index.lasso

* La nomenclature des plantes vasculaires suit la BDNFF version 5.0 (Base de Données Nomenclaturale de la Flore de France, initiée originellement par Michel Kerguélen et régulièrement mise à jour depuis par Benoît Bock).

* Les morphologies non héréditaires, dépendantes de conditions écologiques particulières, et possédant une valeur sociologique, sont désignées par le terme "écophène". Ce terme inclus également la notion de stade ontogénétique, en particulier pour les arbres.

* La nomenclature des mousses et des hépatiques suit la BDNBE (base de données nomenclaturale des bryophytes d'Europe de Cécile Lemonnier).

 

En ce qui concerne la nomenclature des unités de végétation, plusieurs déviations par rapport au code de nomenclature phytosociologique (Barkman, Moravec & Rauschert, 1986) ont été employées :

- Les noms des unités de végétation suivent l'évolution nomenclaturale des noms d'espèces, c'est à dire que les changements de noms d'espèces sont répercutés sur les noms d'unités de végétation.

- Les noms complets des espèces (éventuellement des sous-espèces, variétés ou écophènes) sont utilisés dans la nomenclature phytosociologique des habitats. Cette volonté m'a parfois amené à effectuer des choix lorsque les auteurs n'indiquaient qu'un nom de genre sans préciser l'espèce concernée ; l'analyse des tableaux originaux a permis dans la majorité des cas de préciser l'espèce concernée par un type d'habitat. D'autres colonnes indiquent les noms originaux et des noms simplifiés (réduits aux microtaxons).

- Les publications non imprimées (thèses, rapports, etc...) sont reconnues valides (et leur date d'impression utilisée) dans la mesure où elles sont accessibles par demande à l'auteur, par distribution ou par publication postérieure in extenso dans une revue. De plus les thèses ont une validité juridique qui ne peut pas être remise en cause (sinon il n'y aurait plus de docteurs sur la planète !).

- Aucun relevé type n'est indiqué, car les fondements statistiques de la phytosociologie sont tels qu'ils s'opposent à l'hérésie de la définition d'un seul "relevé type", comme déjà précisé par Emile Château et par Josias Braun-Blanquet ou Marcel Guinochet, que les sigmatistes defraient bien de relire.Seuls des tableaux décrivant la variabilité totale d'une unité ou une description suffisante de celle-ci peuvent servir utilement à la typifier. Il s'ensuit que l'on a considéré comme validement publié le nom d'une unité phytosociologique même en l'absence de désignation d'un relevé type. Les tableaux originaux peuvent être retrouvés dans la bibliographie indiquée dans bibass. Il est d'ailleurs très choquant que des pseudochercheurs à l'âme de juriste perdent leur temps à annihiler les travaux d'auteurs antérieurs en les jugeant (quelle prétention !) non conformes à un code autoproclamé. Le pire est atteint lorsque les mêmes s'attribuent ensuite la paternité d'une idée novatrice déjà présenté par l'auteur voué aux gémonies...

- Notons aussi que le respect de la règle de priorité peut poser des problèmes insolubles, quand les unités anciennes, souvent mal ou insuffisamment décrites, reposent sur des relevés complexes et des tableaux hétérotones. Certains nomina nuda anciens ont tout de même été conservés, quand leur signification ne prêtait pas trop à ambiguïté.

 

Les choix retenus dans chaque cas l'ont été sur la base de la phrase la plus importante du code (p.175) : "les changements de nom pour des raisons nomenclaturales ne doivent pas servir à la glorification des auteurs", mais dans l'optique pratique d'une meilleure compréhension du contenu des unités. Toutefois, pour certaines unités anciennes mal connues, un compromis avec le code a été accepté, et les noms légitimes conservés, malgré leur signification douteuse.

Il n'en demeure pas moins qu'il est bien plus important de comprendre la signification et le contenu de chaque unité plutôt que de mémoriser uniquement son nom.

 

La nomenclature des zones et étages phytogéographiques se base sur diverses conceptions, dans la mesure où aucun ouvrage synthétique ne fait l'unanimité. Le lecteur désireux d'approfondir cette question lira avec profit Roisin (1969), Ozenda & coll. (1979), Schroeder (1983), Dupias & Rey (1985) et les ouvrages cités ci-dessous.

 

La limite entre région méditerranéenne et région eurosibérienne (mieux nommée région médioeuropéenne en accord avec Meusel & al. 1965) fait l'objet d'un accord assez général, pourtant si les thermo- et mésoméditerranéen sont clairement rattachés à la région méditerranéenne (zone tempérée chaude), on doit s'interroger pour les étages supra- oro- cryoro- (ou altiméditerranéens) qui semblent plutôt à rattacher à l'Europe moyenne (tempérée modale) comme je l'ai déjà proposé. La limite entre domaine atlantique et domaine centroeuropéen est, par contre, plus discutée dans le détail (voir Roisin 1969, Julve 1988, 1999), même en excluant la pitoyable carte utilisée par certaines instances administratives européennes ou nationale : par exemple l'historique de l'exclusion du Massif Central du domaine atlantique y est à mourir de rire, car ayant été faite pour donner un travail équivalent aux groupes de travaux biogéographiques "atlantique" et "continental" lors de la mise en place de la Directive Habitats en France... (sic transit et gloria mundi). Naturellement, tous les professionnels savent bien que le Massif Central appartient entièrement au domaine atlantique, comme la grande majorité des Pyrénées d'ailleurs.

Pour les étages de la région méditerranéenne, j'ai suivi les conceptions générales de Rivas-Martinez (1987) et celles de Gamisans (1991), similaires pour la Corse. On pourra comparer aux conceptions d'Ozenda (1975) et de Quézel (1977).

La zonation altitudinale des montagnes de la région eurosibérienne fait l'objet d'un accord un peu plus général, au moins sur les dénominations si ce n'est sur les limites précises. On consultera Ozenda (1985) à ce sujet.

Pour les délimitations des territoires phytogéographiques, en particulier pour la plaine française, aucune proposition générale à l'échelle de la France ne me semble suffisamment globale et exempte de critiques à l'heure actuelle. C'est la raison pour laquelle j'ai proposé une nouvelle définition des unités (voir rubrique carte phytogéographique de la France).

L'ensemble des considérations évoquées aboutit au schéma suivant, les altitudes indiquées n'étant qu'indicatives et valables pour une latitude d'environ 45° Nord, à cause des compensations latitudinales (abaissement des étages vers le nord), longitudinales (les zones continentales ont un climat plus " montagnard ") et d'exposition (les expositions sud favorisant la remontée des étages, les expositions nord favorisant la descente de ceux-ci).

1) Pour la plaine française de la région eurosibérienne, les étages planitiaires se rencontrent à une altitude inférieure à environ 500 m. Ils peuvent se diviser en les unités suivantes :

(N.B. le terme de "zone" est utilisé dans le sens d'une unité biogéographique de rang hiérarchique indéfini, et non dans le sens précis de Meusel & al. 1965 ou de Schroeder 1983).

Domaine atlantique :

* Une zone hyperatlantique (Finistère et tout le long des côtes jusqu'à quelques dizaines de km).

* Une zone atlantique, du Boulonnais au pays Basque, et jusque vers Carcassone vers l'Est. Cette zone peut se diviser en "psychroatlantique" : de l'Artois au Perche et "thermoatlantique" : de la région parisienne à la Vendée et vers le sud jusqu'au pied des Pyrénées à travers l'Aquitaine.

* Une zone subatlantique située à l'est de la précédente : des Flandres à l'Ardèche et aux Limagnes.

Domaine centroeuropéen :

* Une zone précontinentale (Laonnois, Marne, Champagne, Bourgogne, Lorraine, vallée du Rhône).

* Une zone subcontinentale (Alsace).

2) Les étages collinéens (d'environ 500m à environ 950m) appartiennent au Domaine atlantique pour les Pyrénées et le Massif Central au sens large (inclus Limousin, Morvan et marge sud : Cévennes, Montagne noire etc...). Ils appartiennent au domaine centroeuropéen pour les Alpes, le Jura, les Vosges. La situation de l'Ardenne est encore à préciser, car considérée comme centro-européenne par la plupart des auteurs, elle m'apparaît plutôt comme une montagne atlantique.

3) Les étages montagnards (d'environ 950m à environ 1450m) semblent pouvoir être rattachés aux domaines dans lesquels ils se trouvent.

4) Les étages subalpins (d'environ 1450m à environ 2200m) doivent se rattacher à la région boréoeuropéenne (au sens de Meusel & al. 1965), formant un domaine particulier.

5) Les étages alpins (d'environ 2100m à environ 2800m) se rattachent à la région arctique (sensu Meusel & al. 1965), en un domaine particulier.

6) L'étage thermoméditerranéen (0 à 100m) n'est présent en France que dans une étroite bande littorale et quelques zones plus prononcées (région de Nice, périphérie de la Corse).

7) L' étage mésoméditerranéen (100 à 500m, jusqu'à 1000m en Corse) suit les délimitations généralement admises par les auteurs. Il représente l'essentiel de notre région méditerranéenne.

8) L'étage supraméditerranéen (500 à 900m, 1000 à 1300m en Corse) est à rattacher à une région Nevado-Illyrienne qui comprend la plupart des montagnes dites méditerranéennes. Les zones qualifiées de subméditerranéennes sont floristiquement très similaires à cet étage, mais apparaissent à des altitudes plus basses. Elles sont encore mal définies mais pourraient représenter des surfaces importantes le long de la vallée de la Garonne et de ses affluents, au moins jusqu'au sud de la vallée du Lot. Globalement, cet étage semble plus proche du tempéré modal que du tempéré chaud méditerranéen.

9) Les étages oro- et altiméditerranéen (=cryoroméditerranéen) ne sont présents à priori qu'en Corse entre environ 1300 à 1800, et 1800 à 2700m respectivement. Il reste à étudier leur éventuelle présence ponctuelle dans les préalpes du sud et les Pyrénées orientales.

 

Concernant les critères climatiques de définition des étages, on consultera Rivas-Martinez (1987) et Ozenda (1985). Si l'on adopte des critères basés sur les espèces dominantes principales des formations climaciques potentielles (en attendant l'utilisation future de critères phytosociologiques plus précis), on peut schématiser de la manière suivante :

* L'étage planitiaire est celui des forêts caducifoliées mélangées (chênes pédonculé, rouvre et pubescent, charme, frêne, hêtre, tilleul cordé...).

* L'étage collinéen renforce la présence du hêtre, perd le chêne pubescent et accueille des descentes montagnardes.

* L'étage montagnard est celui des forêts parfois mixtes (caducifoliées-conifères), à hêtre, sapin, pin sylvestre spontané.

* L'étage subalpin est celui des conifères spontanés et exclusifs (épicéa, pin cembro, pin à crochet, sapin, mélèze...), ou des fourrés arbustifs à saules, sorbiers et bouleaux de la limite supérieure.

* L'étage alpin est celui des pelouses climaciques.

* L'étage thermoméditerranéen est celui des forêts sclérophylles à chêne vert plus ou moins seul.

* L'étage mésoméditerranéen est celui des forêts mixtes (caducifoliées-sclérophylles-conifères), à chêne vert, chêne pubescent, chêne-liège, pin d'Alep, pin parasol...

* L'étage supraméditerranéen est celui des forêts mixtes (caducifoliées-conifères) à chêne pubescent, pin noir.

* L'étage oroméditerranéen est celui des conifères méditerranéens (cèdres, pin noir, genévriers).

* L'étage altiméditerranéen est celui des pelouses climaciques et phryganes d'altitude (formations en coussinets plus ou moins épineux).

 

En ce qui concerne les noms de formations végétales, il n'existe pas à ce jour de répertoire unanimement accepté. J'ai donc juxtaposé les termes tels : lande, garrigue, maquis, fruticée, pelouse... de signification souvent locale et imprécise, avec les types de formation intégrés dans les unités phytosociologiques retenues selon la nomenclature : thérophytaie, macrohémicryptophytaie, chaméphytaie, mésophanérophytaie, mégaphanérophytaie, etc. (voir rubrique "phytosociologie synusiale" pour une définition des termes). Une revue de certains concepts de formations méditerranéennes existe dans Tomaselli (1977).

Pour une meilleure compréhension, le lecteur gardera présent à l'esprit l'arrière-plan synusial des unités conçues dans ce travail, qui implique la restriction de la signification de termes tel maquis ou lande, appliqués originellement à des phytocénoses complexes, restreints ici à des formations homogènes du point de vue des types biologiques, ces formations pouvant être assemblées en complexe avec des pelouses, dans les endroits pâturés par exemple.

D'autres critères sont également utilisés en phytosociologie synusiale, par exemple l'espace vital qui nécessite de subdiviser les formations à phanérophytes en fonction de leur hauteur : il existe ainsi souvent dans nos forêts deux strates d'arbres (A et a), deux strates d'arbustes (B et b), et deux strates herbacées intraforestières (H et h). A l'inverse, géophytes et hémicryptophytes forment le plus souvent des unités homogènes synusialement, même si généralement un des deux types domine l'unité.

 

UTILISATION DE LA CLASSIFICATION :

Pour déterminer un habitat il est essentiel de commencer au début de l'ouvrage, au moins lorsqu'on est peu familier avec la classification :

Dans la première clef de détermination, on cherchera une ou plusieurs des 16 sections correspondant à l'unité recherchée. La seconde clef de détermination permettra d'affiner le choix (ou les choix dans le cas ou plusieurs unités de végétation coexistent en mosaïque sur le même territoire) et donc de parvenir au niveau des classes phytosociologiques.

Comme un milieu peut comporter plusieurs végétations en mosaïque, arrivé à un choix d'unité supérieure déterminé on consultera la rubrique complexes de végétation dans le corps du texte. En effet, il est possible qu'un milieu soit plus complètement défini par la somme de plusieurs unités appartenant à différentes sections.

Il est d'ores et déjà possible de s'arrêter à ce niveau de détermination. Si l'on souhaite une précision plus grande, on se reportera au paragraphe concerné dans le corps de l'ouvrage, à l'endroit où les sections de la clef de détermination sont indiquées. Puis on descendra progressivement dans la hiérarchie, s'arrêtant au niveau de précision que l'on souhaitera.

Il est donc fondamental de remarquer que la caractérisation écologique et floristique de chaque unité fine s'obtient en additionant les caractères de toutes les unités hiérarchiques supérieures auxquelles on s'est arrêté lors de la détermination. (par exemple, la définition complète de l'unité 12/1.2.2.2.1 s'obtient en additionnant les caractères des unités 12/, 12/1, 12/1.2, 12/1.2.2, 12/1.2.2.2 et 12/1.2.2.2.1).

 

PREMIERE CLEF DE DETERMINATION (les 16 grands types de milieux)

01/ : Eaux marines océaniques et littorales à végétation aquatique essentiellement algale.

02/ : Littoral marin à végétation aérienne, supportant le sel, parfois épisodiquement submergée.

03/ : Eaux continentales à sublittorales, douces à saumâtres, en nappes libres et affleurantes, des lacs, étangs, mares, fleuves et rivières, d'origines naturelles ou créés par l'homme.

04/ : Zones humides plus ou moins amphibies, des bords de lacs, d'étangs, de rivières, sources et dépressions diverses, à végétation herbacée basse plus ou moins éparse, ne recouvrant pas totalement le sol.

05/ : Zones humides, parfois amphibies, des bords de lacs, étangs, fleuves, rivières, torrents, sources, dépressions diverses, à végétation herbacée haute (roselières, cariçaies, mégaphorbiaies), recouvrant généralement complètement le sol. (voir aussi le 06/ "Tourbières" pour les tremblants de colonisation des bords de lacs tourbeux).

06/ : Tourbières hautes, tourbières basses et tremblants, prairies tourbeuses. (voir aussi le 05/3.2.1 pour les cariçaies aquatiques, les cladiaies et roselières des sols tourbeux à pH neutre et les 14/4 et 14/5 pour les landes à chaméphytes).

07/ : Parois plus ou moins verticales des murs et rochers non marins ; éboulis.

08/ : Dalles rocheuses horizontales et sables plus ou moins stabilisés, zones à sols très superficiels généralement de faible niveau trophique et supportant la sécheresse.

09/ : Pelouses, steppes et ourlets développés sur des sols riches en calcium, secs, assez superficiels et généralement pauvres en azote.

10/ : Pelouses, ourlets et herbes vivaces des coupes forestières sur sols acides.

11/ : Pelouses permanentes des étages alpin à subalpin.

12/ : Prairies eurosibériennes des sols moyennement riches à riches en azote, subissant des pratiques agricoles variées (fertilisation, amendement, fauche, pâturage, jachère, semis...).

13/ : Cultures, friches, coupes forestières à sols perturbés, lieux plus ou moins rudéralisés, et zones naturelles de caractères écologiques similaires (pieds de falaises, ourlets dunaires...). L'enrichissement trophique est lié aux animaux, aux actions de l'homme, à la fixation symbiotique d'azote, ou à la minéralisation active dans le sol consécutive aux éclaircies et aux remontées de nappe d'eau.

14/ : Landes et garrigues à plantes vivaces ligneuses (sous-arbrisseaux chaméphytiques de quelques décimètres de hauteur).

15/ : Haies arbustives, halliers, fruticées, maquis, matorrals, buissons, pré-manteaux et manteaux externes et de coupes forestières (lisières arbustives), souvent linéaires mais parfois en nappes spatiales, ou plus ou moins éclatés, constituées d'arbustes et d'arbrisseaux.

16/ : Végétations arborescentes et herbacées intraforestières, des forêts, bois et bosquets arborescents.

 

SECONDE CLEF DE DETERMINATION

01/ : Eaux marines océaniques et littorales à végétation aquatique essentiellement algale.

01/1 Algues marines, pélagiques, présentes en pleine eau dans une zone comprise entre 0 et 50 mètres de profondeur (zone épipélagique).

01/2 Algues marines, pélagiques, présents en pleine eau dans une zone comprise entre 50 et 100 mètres de profondeur (zone mésopélagique).

01/3 Organismes marins, pélagiques, présents en pleine eau dans une zone comprise entre 100 et 500 mètres de profondeur, au dessus de l'étage bathyal supérieur (zone infrapélagique).

01/4 Organismes marins, pélagiques, présents en pleine eau dans une zone comprise entre 500 et 3000 mètres de profondeur, au dessus de l'étage bathyal typique (zone bathypélagique).

01/5 Organismes marins, pélagiques, présents en pleine eau dans une zone comprise entre 3000 et 6000 mètres de profondeur, au dessus de l'étage abyssal (zone abyssopélagique).

01/6 Organismes marins, pélagiques, présents en pleine eau dans une zone comprise entre 6000 et 12000 mètres de profondeur, au dessus de l'étage hadal (zone hadopélagique).

01/7 Végétation algale, benthique, aimant la lumière, se développant sur les substrats des étages médiolittoral et infralittoral. [Dictyoto dichotomae - Laurencietea pinnatifidae]

01/8 Végétation algale se développant à l'étage médiolittoral sur des substrats sableux. [Gymnogongro griffithsiae - Gelidion pusilli]

01/9 Végétation d'algues incrustantes ou appliquées sur un substrat dur. [Peyssonnelio dubyi - Lithophylletea incrustantis]

01/10 Végétation algale aimant la lumière, se développant en épiphyte sur les herbiers de phanérogames marines. [Kuckuckio spinosae - Giraudyion sphacelarioidis]

01/11 Végétation herbacée vivace de spermaphytes aquatiques des eaux marines littorales, constituant l'essentiel de la biomasse des "herbiers sous-marins", surtout présente à l'étage infralittoral. [Zosteretea marinae]

01/12 Végétation algale benthique, supportant l'ombrage, se développant aux étages circalittoral à infralittoral inférieur, avec quelques exclaves en situations écologiques particulières (grottes médiolittorales par exemple). [Apoglosso ruscifolii - Hypoglossetea hypoglossoidis]

01/13 Végétation algale de milieux riches en azote, se développant aux étages médiolittoral et infralittoral. [Ulvetea lactucae]

01/14 Algues marines, benthiques, présentes sur les substrats du talus continental (étage bathyal), entre environ une centaine et 3000 mètres de profondeur, donc au dessous de la profondeur ou l'éclairement résiduel atteint 1 % de celui de la surface.

01/15 Organismes marins, benthiques, présents sur les substrats des plaines abyssales (étage abyssal), entre environ 3000 et 6000 mètres de profondeur.

01/16 Organismes marins, benthiques, présents sur les substrats des fosses et ravins des grands fonds (étage hadal), entre environ 6000 et 12000 mètres de profondeur.

 

02/ : Littoral marin à végétation aérienne, supportant le sel, parfois épisodiquement submergée.

02/1 Végétation de plantes annuelles aimant l'azote et supportant le sel (bénéficiant de la minéralisation des laisses de mer), préférant les conditions moyennement humides au niveau du sol. [Cakiletea maritimae]

02/2 Végétation de plantes annuelles supportant légèrement le sel, préférant des sols plutôt secs ou s'assèchant en surface l'été, généralement sableux. [Saginetea maritimae]

02/3 Végétation de plantes annuelles supportant le sel, se développant sur les vases salées maritimes des estuaires ou des baies plus ou moins fermées et soumises aux marées, parfois sur des suintements sales de l'intérieur des terres. [Salicornietea europaeae]

02/4 Végétation vivace herbacée des sables calcaires plus ou moins mobiles des dunes littorales maritimes, en climats plutôt chauds. [Euphorbio paraliadis - Ammophiletea arenariae subsp. australis]

02/5 Végétation de plantes vivaces herbacées des climats frais, se développant sur les sables et graviers littoraux maritimes. [Honckenyo peploidis - Leymetea arenarii]

02/6 Végétation de plantes vivaces herbacées, supportant le sel, existant le long des littoraux maritimes des quatre mers, où elles constituent la plus grande partie des "prés salés". [Asteretea tripolii]

02/7 Végétation de plantes vivaces herbacées, se développant dans les fissures éclairées des falaises maritimes méditerranéennes. [Crithmo maritimi - Limonietea pseudominuti]

02/8 Végétation de plantes vivaces surtout ligneuses (sous-arbrisseaux chaméphytiques), des vases salées littorales maritimes (prés salés non ou peu exploités des estuaires et baies). [Sarcocornietea fruticosae]

 

03/ : Eaux continentales à sublittorales, douces à saumâtres, en nappes libres et affleurantes, des lacs, étangs, mares, fleuves et rivières, d'origines naturelles ou créés par l'homme.

03/1 Voiles de plantes annuelles aquatiques, flottant librement en surface des eaux douces stagnantes à faiblement mobiles, préférant la lumière mais supportant un ombrage moyen. [Lemnetea minoris]

03/2 Herbiers dulcaquicoles immergés, surtout vivaces et le plus souvent enracinés, des eaux eutrophes à mésotrophes. [Potamogetonetea pectinati]

03/3 Herbiers dulcaquicoles immergés des eaux dystrophes et organiques à oligotrophes. [Utricularietea intermedio - minoris]

03/4 Herbiers dulcaquicoles de charophytes, pionniers dans les milieux perturbés peu profonds, ou permanents et préférant la faible luminosité des profondeurs (jusqu'à 40 m), dans les eaux calmes ou faiblement courantes, généralement pauvres en azote et phosphore, bien oxygénées, des lacs, étangs et chenaux. [Charetea fragilis]

 

04/ : Zones humides plus ou moins amphibies, des bords de lacs, d'étangs, de rivières, sources et dépressions diverses, à végétation herbacée basse plus ou moins éparse, ne recouvrant pas totalement le sol.

04/1 Végétation de plantes herbacées vivaces et enracinées, aérienne mais se développant dans des eaux peu profondes, aimant la lumière, formant souvent des sortes d'ourlets flottants des roselières mais se développant parfois en nappe, en particulier dans les petites rivières peu profondes et les fossés à faible courant d'eau de l'étage planitiaire. [Nasturtietea officinalis]

04/2 Végétation herbacée vivace aimant l'humidité des bords de source. [Montio fontanae - Cardaminetea amarae]

04/3 Végétation herbacée vivace, rase, aquatique à amphibie, des sols pauvres en azote et parfois tourbeux des bords de lacs et d'étangs. [Littorelletea uniflorae]

04/4 Pelouses rases amphibies des mares temporaires, constituées de plantes herbacées vivaces, se développant sur des sols pauvres en azote, en zones à climat chaud. [Isoëtetea velatae]

04/5 Végétation de plantes annuelles des lieux humides, se rencontrant sur des sols moyennement riches à pauvres en azote et en phosphore. [Juncetea bufonii]

04/6 Végétation de plantes annuelles a développement estival, pionnière sur sols humides riches en azote et phosphore, s'asséchant l'été. [Bidentetea tripartitae]

04/7 Végétation de plantes annuelles accompagnatrices des cultures de riz. [Oryzetea sativae]

 

05/ : Zones humides, parfois amphibies, des bords de lacs, étangs, fleuves, rivières, torrents, sources, dépressions diverses, à végétation herbacée haute (roselières, cariçaies, mégaphorbiaies), recouvrant généralement complètement le sol. (voir aussi le 06/ "Tourbières" pour les tremblants de colonisation des bords de lacs tourbeux).

05/1 Végétation de plantes vivaces herbacées des mégaphorbiaies subalpines à montagnardes et boréales. [Cicerbito alpinae - Aconitetea napelli]

05/2 Végétation de plantes vivaces herbacées des mégaphorbiaies planitiaires à collinéennes. Elles se rencontrent au bord des rivières (souvent en situation plus ou moins forestière) et colonisent les prairies humides abandonnées, sur des sols plus ou moins riches en azote et phosphore, inondés généralement seulement l'hiver. [Filipendulo ulmariae - Calystegietea sepium subsp. sepium]

05/3 Végétation herbacée vivace de grandes plantes des bords d'étangs et de lacs, plus rarement de rivières, se développant sur des sols engorgés longuement, moyennement riches à riches en azote, parfois tourbeux mais toujours de pH neutre. [Phragmiti australis - Caricetea elatae]

 

06/ : Tourbières hautes, tourbières basses et tremblants, prairies tourbeuses. (voir aussi le 05/3.2.1 pour les cariçaies aquatiques, les cladiaies et roselières des sols tourbeux à pH neutre et les 14/4 et 14/5 pour les landes à chaméphytes).

06/1 Végétation herbacée vivace des tourbières (haut-marais et bas-marais tourbeux à paratourbeux, pelouses humides et tremblants aquatiques), se développant sur des sols pauvres à moyennement pauvres en azote. [Scheuchzerio palustris - Caricetea nigrae]

06/2 Végétation muscinale des tourbières acides. [Aulacomnio palustris - Sphagnetea fallacis]

06/3 Végétation muscinale des tourbières neutro-basiques et tufs calcaires. [Drepanoclado revolventis - Campylietea stellati]

 

07/ : Parois plus ou moins verticales des murs et rochers non marins ; éboulis.

07/1 Végétation vivace herbacée, des suintements humides et ombragés sur roches calcaires ou riches en bases échangeables, dans les régions à climats plutôt chauds. [Adiantetea capilli-veneris]

07/2 Végétation de plantes vivaces herbacées des murs et parois de rochers plus ou moins verticaux, non ou peu humides. [Asplenietea trichomanis]

07/3 Végétation de plantes vivaces herbacées des éboulis plus ou moins mobiles et plus ou moins fins. [Noccaeetea rotundifoliae]

 

08/ : Dalles rocheuses horizontales et sables plus ou moins stabilisés, zones à sols très superficiels généralement de faible niveau trophique et supportant la sécheresse.

08/1 Pelouses herbacées vivaces, plus ou moins ouvertes, parfois crassulescentes, des sols superficiels sur dalles et rochers plus ou moins horizontaux, sommets de murs et sables plus ou moins stabilisés. [Sedo albi subsp. albi - Scleranthetea perennis subsp. perennis]

08/2 Pelouses vivaces herbacées, présente sur des terrains calaminaires, chargés en métaux lourds. [Violetea calaminariae]

08/3 Tonsures herbacées annuelles, présentes sur les sols sableux pauvres en azote, ou sur des sols très superficiels sur rochers, secs à moyennement secs (dans ce cas s'asséchant l'été), plutôt acides. [Tuberarietea guttatae]

08/4 Tonsures herbacées annuelles, des sols secs à pH neutre à basique, calciques, pauvres en azote, ou des sols initiaux sur rochers. [Stipo capensis - Brachypodietea distachyi]

08/5 Tonsures annuelles basophiles, sabulicoles, maritimes, thermoméditerranéennes. [Ononido variegatae - Cutandietea maritimae]

 

09/ : Pelouses, steppes et ourlets développés sur des sols riches en calcium, secs, assez superficiels et généralement pauvres en azote.

09/1 Végétation herbacée vivace (avec parfois quelques petits ligneux) des pelouses calcicoles médioeuropéennes, aimant la lumière, développées sur des sols plutôt secs et pauvres en azote, plus ou moins superficiels. [Festuco valesiacae - Brometea erecti subsp. erecti]

09/2 Végétation vivace des lisières herbacées moyennement ombragées (ourlets), développée sur des sols neutro-basiques souvent riches en calcium, pauvres à moyennement pauvres en azote et secs. [Trifolio medii - Geranietea sanguinei]

09/3 Végétation vivace des pelouses calcicoles, essentiellement herbacée mais plus ou moins riche en petits ligneux, présente aux étages méso- à thermoméditerranéen, sur des substrats calcaires ou siliceux mais alors riches en cations échangeables, pauvres à moyennement pauvres en azote. [Dactylo glomeratae subsp. hispanicae - Brachypodietea retusi]

09/4 Végétation vivace des pelouses basophiles subdésertiques. [Lygeo sparti - Stipetea tenacissimae]

 

10/ : Pelouses, ourlets et herbes vivaces des coupes forestières sur sols acides.

10/1 Végétation herbacée vivace des pelouses sur sols acides, assez pauvres en azote, mais généralement assez profonds, présentes de la plaine à l'étage alpin, longuement enneigées à ce dernier étage. [Nardetea strictae]

10/2 Végétation vivace des lisières herbacées plus ou moins ombragées (ourlets) sur sols acides, pauvres à moyennement pauvres en azote. [Melampyro pratensis - Holcetea mollis]

 

11/ : Pelouses permanentes des étages alpin à subalpin.

11/1 Pelouses vivaces et ouvertes sur sols acides, pauvres en azote, peu profonds, enneigés peu longuement et seulement en hiver, exposées aux vents violents et froids, arctico-alpines. [Caricetea curvulae subsp. curvulae]

11/2 Pelouses vivaces se développant sur les sols humides et longuement enneigés des combes à neige. [Salicetea herbaceae]

11/3 Pelouses vivaces permanentes, ouvertes, établies sur des sols pauvres en azote, à pH neutrobasique, dans des zones généralement exposées, précocement déneigées, à climat froid, arctico-alpines. [Carici rupestris - Kobresietea myosuroidis]

11/4 Pelouses des étages alpin et subalpin, présentes sur des sols riches en calcium, pauvres en azote, bien exposés, en zones de climat à grande amplitude thermique journalière, de répartition européenne plutôt méridionale. [Seslerietea caeruleae]

 

12/ : Prairies eurosibériennes des sols moyennement riches à riches en azote, subissant des pratiques agricoles variées (fertilisation, amendement, fauche, pâturage, jachère, semis...).

12/1 Végétation herbacée vivace des prairies eurosibériennes. [Agrostio stoloniferae - Arrhenatheretea elatioris subsp. elatioris]

 

13/ : Cultures, friches, coupes forestières à sols perturbés, lieux plus ou moins rudéralisés, et zones naturelles de caractères écologiques similaires (pieds de falaises, ourlets dunaires...). L'enrichissement trophique est lié aux animaux, aux actions de l'homme, à la fixation symbiotique d'azote, ou à la minéralisation active dans le sol consécutive aux éclaircies et aux remontées de nappe d'eau.

13/1 Friches herbacées vivaces à nombreuses espèces bisannuelles, le plus souvent rudérales, aimant l'azote, développée sur des sols secs à moyennement secs, dans des régions au climat plutôt chaud. [Onopordetea acanthii subsp. acanthii]

13/2 Friches et ourlets constitués de plantes vivaces herbacées, répandues dans la région eurosibérienne sur des sols riches en azote, moyennement pourvus en eau, exceptionnellement humides et dans ce cas ombragés. [Glechomo hederaceae - Urticetea dioicae]

13/3 Végétations d'annuelles accompagnatrices des cultures, développée sur des sols riches à moyennement riches en azote. [Stellarietea mediae]

13/4 Friches annuelles pionnières, développée sur des sols riches à moyennement riches en azote, dans les zones rudéralisées. [Sisymbrietea officinalis]

13/5 Végétations nitrophiles naturelles à annuelles pionnières des clairières, lisières et éboulis européens. [Galeopsio tetrahit - Senecionetea sylvatici]

13/6 Tonsures nitrophiles des lieux surpiétinés. [Lepidio squamati - Polygonetea avicularis subsp. depressi]

 

14/ : Landes, garrigues et phryganes à plantes vivaces ligneuses (sous-arbrisseaux chaméphytiques de quelques décimètres de hauteur, voir 02/8 pour les chaméphytaies littorales maritimes).

14/1 Landes méditerranéennes méridionales, présentes aux étages montagnard et supraméditerranéen corso-sardes. [Carlinetea macrocephalae]

14/2 Garrigues méditerranéennes, présentes sur des sols à pH neutre à basique. [Rosmarinetea officinalis]

14/3 Cistaies méditerranéennes développées sur des sols acides en zones à climat chaud. [Cisto salvifolii - Lavanduletea stoechadis]

14/4 Landes planitiaires-collinéennes, des zones de climat océanique tempéré, sur sols généralement acides. [Calluno vulgaris - Ulicetea minoris]

14/5 Landes arctico-alpines à planitiaires-continentales, des zones à climat plutôt froid. [Calluno vulgaris - Vaccinietea myrtilli]

14/6 Chaméphytaies halophiles continentales à sublittorales, méditerranéennes à subdésertiques. [Pegano harmalae - Salsoletea vermiculatae]

 

15/ : Haies arbustives, halliers, fruticées, maquis, matorrals, buissons, pré-manteaux et manteaux externes et de coupes forestières (lisières arbustives), souvent linéaires mais parfois en nappes spatiales, ou plus ou moins éclatés, constituées d'arbustes et d'arbrisseaux.

15/1 Manteaux et maquis méditerranéens (matorrals). [Pistacio lentisci - Rhamnetea alaterni subsp. alaterni]

15/2 Pré-manteaux arbustifs pionniers, aimant la lumière et la chaleur, établis sur des sols minéraux, acides, plutôt pauvres en azote, jamais humides. [Cytisetea striato - scoparii subsp. scoparii]

15/3 Fourrés arbustifs hygrophiles des sols tourbeux planitiaires à submontagnard. [Franguletea dodonei]

15/4 Fourrés arbustifs aimant la chaleur, établis sur des sols minéraux et humides à fort battement de nappe, essentiellement le long des rivières méditerranéennes. [Nerio oleandri - Tamaricetea gallicae]

15/5 Fourrés arbustifs des sols minéraux humides souvent à éléments grossiers, répandue dans les eaux courantes à fort battement saisonnier de nappe, surtout dans les fleuves et rivières de la région eurosibérienne. [Salicetea purpureae subsp. purpureae]

15/6 Fourrés arbustifs subalpins, mésohydriques. [Pino mugo - Alnetea alnobetulae]

15/6 Buissons hydrophiles, boréaux à subalpins, rarement montagnards (tourbières). [Salicetea bicolori - lapponum]

15/7 Végétation arbustive eurosibérienne, des manteaux externes et des coupes, fruticées, halliers (= manteau en nappe, équivalent structural des maquis ou matorrals méditerranéens), haies, également dispersée à l'intérieur des forêts ou formant des fourrés de colonisation, des buissons. Elle est établie généralement sur des sols assez riches en azote, souvent évolués (avec des horizons pédologiques bien définis), non tourbeux, aux étages planitiaires à montagnard. [Rhamno catharticae - Prunetea spinosae]

 

16/ : Végétations arborescente et herbacée intraforestière, des forêts, bois et bosquets arborescents.

16/1 Associations arborescentes, généralement caducifoliées, planitiaires à montagnardes, exceptionnellement supraméditerranéennes. [Fraxino excelsioris - Quercetea roboris]

16/2 Associations arborescentes, généralement sempervirentes et dominées par des conifères, boréo-subalpines. [Pino cembrae - Piceetea abietis]

16/3 Associations arborescentes, généralement sempervirentes et dominées par des arbres feuillus sclérophylles, plus rarement par des conifères, thermo- et mésoméditerranéennes. [Pino halepensis - Quercetea ilicis coll.]

16/4 Végétation herbacée vivace, le plus souvent intraforestière, plus ou moins adaptée à un ombrage relatif et à une humidité atmosphérique relativement élevée, de développement optimal généralement printanier. [Anemono nemorosae - Caricetea sylvaticae]

 

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2) Base de données de la flore (baseflor)

Vous pouvez télécharger la baseflor concernant les plantes vasculaires (format excel 97/windows, compressé winzip 6.3). Ce travail est original et ne constitue pas simplement une compilation. Il sera mis à jour périodiquement. La nomenclature utilisée est celle de la Base de Données Nomenclaturale de la Flore de France (BDNFF v5.0, 2011), index de Kerguélen mis à jour par Benoît Bock et consultable sur le site TELA.BOTANICA.org

Les divers champs ont été renseignés à partir d'une nombreuse documentation et d'une expérience personnelle :

- Le champ "chorologie" comprend une nomenclature en partie originale et harmonisée sur l'ensemble de la base. Il a été renseigné à partir des cartes de l'Atlas Flora Europaea (11 volumes parus, correspondant en gros au premier volume de Flora Europeaea), des cartes de l'Atlas partiel de la flore de France de Dupont, des cartes mondiales de Meusel et al. et des données des flores classiques (Coste, Fournier, Oberdorfer, Lambinon et al., etc.).

- Les champs "famille" et unités supérieures de la classification botanique se basent sur la deuxième classification de l'Angiosperm Phylogeny Group (APG III, novembre 2009).

- Le champ "taxon" comprends les taxons selon la nomenclature de Kerguélen, sauf pour les noms suivis d'une astérisque.

- Les champs botaniques : "inflorescence" (type), "sexualité" (distribution des parties sexuées), "ordre de maturation" (des parties sexuées), "pollinisation" (type), "fruit" (type), "dissémination" (mode), "couleur fleur", "macule", "floraison" (période de floraison), ont été renseignés et harmonisés à partir des flore classiques et en premier lieu de la flore de Coste, ainsi que d'observations personnelles ou d'indications d'auteurs. Pour les définitions des types voir les ouvrages de Gorenflot (Biologie végétale chez Masson). En ce qui concerne la couleur des fleurs on a choisi la couleur dominante des pièces florales en la répartissant en un petit nombre de classe (blanc, jaune, bleu, rose, marron, vert, noir), car le but n'est pas une description précise mais d'établir des statistiques comparatives sur des listes ou relevés d'espèces. Quand des imprécisions ou des doutes subsistaient sur le choix on s'est basé sur le fait que les insectes voient les couleurs sur un spectre décalé vers les UV et ne distinguent généralement pas les rouges. Il aurait été instructif de noter la couleur à partir d'un éclairage UV mais on ne possède pas cette indication pour toutes les fleurs. Quand plusieurs couleurs sont indiquées c'est qu'il existe plusieurs couleurs de fleurs possibles pour l'espèce : variations génétiques, plusieurs types de fleurs (paquerette), ou changement de couleur suivant la saison. Pour les orchidées on a choisi la couleur dominante du labelle, puisque c'est lui qui joue le rôle d'attracteur. Les macules correspondent à des taches attractives sur les pétales (resp. labelle des orchidées), telles les cercles jaunes de certaines fleurs bleues de myosotis par exemple.

- Les champs "type biologique" et "formation végétale" reposent sur une typologie originale expliquée dans la rubrique phytosociologie synusiale

- Les champs "caractérisation écologique" (habitat optimal), "indication phytosociologique caractéristique", etc., sont des données originales basées sur le Catminat.

- Les champs valeurs indicatrices écologiques d'Ellenberg (LTKFRNS, pour Lumière, Température, Continentalité, Humidité du sol, pH, niveau trophique et Salinité se basent sur les valeurs indiquées dans Ellenberg & coll., 1992, pour l'Allemagne et sont présentées en vert. Elles sont progressivement complétées, harmonisées et modifiées en fonction de la situation française (valences écologiques des plantes de France, L,T,C,HA,HE,R,N,S,Tx,MO, présentées en bleu).

Toute utilisation de ce fichier nécessite une citation complète (nom d'auteur, année de première publication, titre, date de la version et adresse du site web où l'on peut télécharger le fichier), non seulement par simple respect du travail effectué mais également pour permettre l'identification d'une référence commune à plusieurs travaux d'auteurs différents. (Cette licence est de type creative commons)

citation proposée pour baseflor : Julve, Ph., 1998 ff. - Baseflor. Index botanique, écologique et chorologique de la flore de France. Version : "date de la version citée". http://perso.wanadoo.fr/philippe.julve/catminat.htm

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3) Base de données des groupements végétaux (baseveg)

Vous pouvez télécharger la base de données végétation concernant les végétations de plantes vasculaires (format excel). Ce répertoire est un travail original s'appuyant sur la consultation et l'évaluation de plusieurs synthèses phytosociologiques européennes, sur la lecture de plusieurs centaines de travaux (publications scientifiques, rapports à diffusion restreinte...) et sur une expérience personnelle de terrain.

Toute utilisation de ce fichier nécessite une citation complète (nom d'auteur, année de première publication, titre, date de la version et adresse du site web où l'on peut télécharger le fichier), non seulement par simple respect du travail effectué mais également pour permettre l'identification d'une référence commune à plusieurs utilisations dans des travaux d'auteurs différents.

citation proposée pour la base végétation: Julve, Ph., 1998 ff. - Baseveg. Répertoire synonymique des groupements végétaux de France. Version : "date de la version citée". http://perso.wanadoo.fr/philippe.julve/catminat.htm

 

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